Reçoit-on encore aujourd’hui le Saint-Esprit ?
Page augustinienne, n°30
Les pages augustiniennes vous aident à prier au long de l’année, grâce à des textes tirés de la grande œuvre de Saint Augustin, patron et fondateur des chanoines réguliers.
Est-ce qu’aujourd’hui, mes frères, on ne reçoit plus le Saint-Esprit ? Le croire serait se montrer indigne de le recevoir. Oui, il se donne encore. Pourquoi donc ne parle-t-on pas toutes les langues comme on les parlait alors en recevant l’Esprit-Saint ? Pourquoi ? Parce que nous voyons réalisé ce que figurait ce don des langues. Que figurait-il ? Recueillez vos souvenirs : lorsque nous célébrions le quarantième jour après Pâques, nous vous avons rappelé que Jésus-Christ Notre-Seigneur avait recommandé son Église à notre piété immédiatement avant de monter au ciel. Les disciples lui ayant demandé quand arriverait la fin des siècles, il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ni les moments que le Père a réservés en son pouvoir » ; puis leur promettant ce qui s’accomplit aujourd’hui : « Vous recevrez, leur dit-il, la vertu de l’Esprit-Saint survenant en vous ; et vous me servirez de témoins a Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ».
Extrait du Sermon 267
Aujourd’hui, Saint Augustin nous invite à ne pas célébrer la Pentecôte comme une fête du passé, mais comme un événement au présent. Le Saint-Esprit n’est pas moins donné aujourd’hui qu’il ne l’a été aux apôtres cinquante jours après la résurrection du Christ ! Mieux encore, les prodiges accomplis par les apôtres sont plus nombreux et plus étendus qu’à l’époque, puisque l’Église universelle réalise sur toute la terre ce qui n’a eu lieu qu’à Jérusalem. Avec Saint Augustin, renouvelons nous dans la foi au mystère du Saint-Esprit, à sa présence réelle et agissante dans notre vie et dans toute l’Église.
