Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse print Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse

A Paris avec Léon XIV !

 

Frère Jean-Bernard a rejoint l’abbaye de Lagrasse en 2021. Après avoir achevé son cycle de philosophie, il vient d’entamer ses études de théologie. Depuis septembre 2026 il fait partie de l’équipe de l’aumônerie de la Paroisse Sainte Croix en Narbonnais, spécialement en charge des collégiens. Il nous raconte son voyage à Paris avec les jeunes du diocèse de Carcassonne lors de la venue du Saint-Père.

 

 

Frère Marie-Joseph à la guitareFrère Webmestre : Cher frère Jean-Bernard, vendredi 25 septembre vous quittiez Carcassonne à l’aube pour une aventure hors norme. Quelle était l’ambiance du car ?
Frère Jean-Bernard : Carcassonne – Paris, c’est un voyage de près de 10 heures…et pourtant le trajet a passé très vite ! Dans une ambiance joyeuse, au son de la guitare et des chants, j’ai fait la connaissance de nombreux jeunes, pour beaucoup peu pratiquants, jamais venus à Paris et tout excités de pouvoir rencontrer le Pape pour la première fois. J’ai pensé que cette expérience pourrait être un moment fort pour affermir leur foi. Je sais que dans le même ordre d’idée, la veillée d’adoration avec Benoît XVI, lors des JMJ de Madrid en 2011, avec ce calme et ce recueillement absolu après la tempête, a marqué pour toujours les étudiants d’alors, devenus depuis chanoines pour certains.

Frère Webmestre : Vous avez suivi la célébration des vêpres par écrans interposés, toujours dans le bus, et vous avez pris le chemin du Stade de France. J’imagine la cohue, l’attente, l’énervement peut-être ?
Frère Jean-Bernard : Du monde oui. Du stress peut-être, car les consignes étaient strictes sur les horaires et les lieux. En revanche aucune manifestation de colère et même je dirais que j’ai été marqué par le climat de charité qui régnait. Une fois entré dans le stade, chacun a été gagné par la beauté de cette veillée de prière.

Frère Webmestre : A la demande du Saint-Père, la veillée était davantage un évènement festif qu’une veillée de prière. Quel était selon vous le message qui a été diffusé auprès de tous ces jeunes ?Arrivée de Léon XIV au Stade de France
Frère Jean-Bernard : Les organisateurs ont voulu montrer aux jeunes de 2026 que leur vie chrétienne bénéficiait de l’exemple et de l’intercession de tous les saints de France, depuis saint Rémi jusqu’à sainte Jeanne d’Arc. Cette nuée de témoins s’est rendue proche d’eux, le temps d’une soirée, pour leur montrer que tous ces saints font eux aussi partie de l’Eglise, non pas l’Eglise pérégrinant ici-bas sur la terre, mais l’Eglise en son état glorieux. Un geste l’a exprimé merveilleusement à la fin du spectacle : les saints de France ont mis la main sur l’épaule des catéchumènes, à l’instar du parrain sur l’épaule droite du filleul, le jour de la confirmation. Par ce geste, chaque jeune pouvait ainsi saisir quelque chose du mystère de la communion des saints. D’ailleurs dans ses quelques mots improvisés, avant de lire son discours, le Pape a déclaré : « VOUS êtes les saints de France » !

Frère Webmestre : Quelles ont été les autres paroles du Saint-Père qui vous ont marqué ?
Frère Jean-Bernard : Comme lors du jubilé des jeunes à Rome à l’été 2025, Léon XIV a centré son enseignement sur le Christ. Commentant saint Paul aux Philippiens, « Pour nous, vivre c’est le Christ » (Ph. 1, 21), il a invité les jeunes à prendre le Christ comme centre de leur vie et à oser se donner à Lui et aux autres, en particulier aux pauvres. « N’ayez pas peur de vous donner » a-t-il insisté. Face au questionnement d’un jeune sur comment discerner sa vocation, le Pape a proposé 5 clés pour aider à reconnaître la volonté de Dieu, dans une relation vivante avec le Christ :

  • La prière, pour demander à Dieu ce qu’il attend de nous.
  • La Parole de Dieu, pour écouter ce qu’il veut nous dire.
  • Les sacrements, particulièrement l’Eucharistie et la Réconciliation, pour rester en contact avec Dieu.
  • L’accompagnement spirituel et le conseil de personnes de confiance
  • Le service et l’engagement concret, par lesquels on découvre la joie de se donner.

Une dernière parole m’a marqué : « Notre seule arme est celle de l’amour qui se donne ». Voilà de quoi nous stimuler pour une vie toujours plus greffée sur Jésus.

Retrouvez l’ensemble des prises de paroles de Léon XIV lors de son voyage apostolique en France.
Découvrez saint Augustin pour mieux comprendre la pensée de Léon XIV.