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Quelques coups d'ailes à l'abbaye

Après avoir fêté dignement l’Archange St Michel le 29 Septembre, patron de notre diocèse et de notre village, puis nos chers Anges gardiens le 2 Octobre, nous avons conscience d’être bien protégés par eux. Ils nous apportent à leur manière quelques petits coups de mains, ou plutôt dirions nous quelques coups d’ailes.

 

pigeonCloitreMais ce ne sont pas les seules créatures ailées qui aiment à passer dans nos murs. La cour d’honneur, le cloître, la tour ou même l’intérieur des bâtiments sont le théâtre d’une fascinante vie aérienne. Notre cloître accueille non seulement les personnes qui souhaitent s’y ressourcer, mais aussi les pigeons qui le font à leur manière. choucasLa tour est envahie tôt le matin par les choucas qui voudraient être les seuls à bord, et qui s’appliquent à faire entendre leur requête.

 

 

Le hibou peut passer la nuit dans nos murs, derrière une porte. Il se fera reconduire par un frère fatigué de son tapage. Le faucon crécerelle tombe parfois de son nid juché tout en haut de la tour-clocher. Il peut alors expérimenter les soins attentifs et délicats d’un frère jardinier.

L’hirondelle aime faire son nid dans nos murs. En signe de gratitude, elle nous montre ses acrobaties de haute-voltige, à moins que la place ne soit déjà prise par les martinets… Pendant plusieurs mois, ceux-ci viennent jouer au-dessus du cloître pour faire parfois un chahut semblable à celui d’une cour de récréation quand tout le monde veut jouer à « chat ». Drôle de jeu pour des oiseaux!

Tourterelle dans la treilleQuant aux tourterelles, confiantes en elles-mêmes, elles n’ont pas peur de faire leur nid dans la treille à un mètre de la tête des visiteurs.

mesangeNos amis ailés n’apportent pas seulement la chaleur de leur présence, ils ajoutent aussi de la couleur à notre abbaye : les mésanges avec leurs ailes jaunes pour refléter le soleil, la huppe avec les teintes zébrées de son plumage, sans oublier les rouge-queues si familiers.

Cette belle diversité trouve sa place à l’abbaye. Et lorsque nous les entendons, ils deviennent un véritable orchestre donnant les notes d’une symphonie non encore achevée. Probablement par leur intonation veulent-ils ainsi nous inviter à en prendre le relais. A nous d’entrer dans leur symphonie pour chanter avec les mots qu’ils ne connaissent pas la gloire de leur Créateur. L’office divin chanté sept fois le jour est peut-être le relai du chant des oiseaux, et nous les nous remercions pour leur délicats encouragements.

chantoiseau